Mass demonstration in Madrid on International Women's Day
Multitudinaria manifestación en Madrid en el día internacional de la mujer
Domaines prioritaires
Aider les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre à être un élément moteur de l’opposition aux systèmes d’oppression et à co-créer des réalités féministes.
Partout sur la planète, les défenseur·e·s féministes, des droits des femmes et de la justice de genre remettent en question les programmes des acteurs fascistes et fondamentalistes. Ces forces opprimantes prennent pour cibles les femmes, les personnes non conformes dans leur identité de genre, leur expression et/ou orientation sexuelle, ainsi que d’autres communautés opprimées.
Les idéologies discriminatoires sapent et s’emparent de nos systèmes et normes en termes de droits humains de manière à ce que seuls certains groupes aient l’exclusivité des droits. Face à cela, l’initiative Promotion des droits universels et de la justice (Advancing Universal Rights and Justice, AURJ) s’attache à promouvoir l’universalité des droits - le principe fondamental selon lequel les droits humains sont le bien de chaque être humain, quelle que soit son identité, et ce sans exception.
Nous créons un espace pour permettre aux mouvements et à nos allié·e·s féministes, en faveur des droits humains et de la justice de genre de se reconnaître, d’élaborer des stratégies et de recourir à des actions collectives afin de contrecarrer l’influence et l’impact des acteurs anti-droits. Nous cherchons également à faire avancer les cadres, les normes et les propositions féministes et relatifs aux droits des femmes, ainsi qu’à protéger et promouvoir l’universalité des droits.
Nos actions
A travers cette initiative, nous visons à :
Enrichir nos connaissances : Dans le cadre du rôle de premier plan que nous assurons sur la plateforme collaborative, l’Observatoire de l'universalité des droits (Observatory on the Universality of Rights, OURs), l’AWID soutient les mouvements féministes, en faveur des droits des femmes et de la justice de genre en diffusant et vulgarisant des connaissances et des messages clés concernant les acteurs anti-droits, leurs stratégies et leur impact au sein des organismes internationaux de protection des droits humains.
Promouvoir des programmes féministes : Nous faisons des alliances avec des partenaires au sein d’espaces internationaux dédiés aux droits humains, notamment le Conseil des droits de l’homme, la Commission de la population et du développement, la Commission de la condition de la femme et l’Assemblée générale de l’ONU.
Créer et élargir les alternatives : Nous impliquons nos membres afin de garantir que les engagements, les résolutions et les normes à l’échelle internationale sont reflétées et réintroduites dans l’organisation d’autres espaces à l’échelle locale, nationale et régionale.
Mobiliser des actions solidaires : Nous agissons aux côtés de défenseuses des droits humains (women human rights defenders, WHRD), y compris de défenseur·e·s trans et intersexes et de jeunes féministes, et oeuvrons à contester les fondamentalismes et les fascismes tout en attirant l’attention sur les situations à risque.
Affectueusement connue sous le nom de « Mama Efua », Efua a lutté contre les mutilations génitales féminines (MGF) pendant trois décennies et a contribué à attirer l'attention et l'action de la communauté internationale pour mettre fin à cette pratique néfaste.
En 1983, Efua a cofondé FORWARD (fondation pour la santé, la recherche et le développement des femmes), qui est devenue une organisation de premier plan dans la lutte contre les MGF. Son livre intitulé « Cutting the Rose: Female Genital Mutilation » (couper la rose), publié en 1994, est considéré comme le premier ouvrage sur les mutilations génitales féminines. Il figure parmi « Les 100 meilleurs livres africains du XXe siècle » de l’Université de Columbia.
Originaire du Ghana et infirmière de formation, Efua a rejoint l'OMS en 1995 et a réussi à faire en sorte que les mutilations génitales féminines fassent partie des agendas politiques des États membres de l'OMS. Elle a également travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement nigérian pour élaborer une politique nationale globale qui servirait de base légale aux lois nigérianes contre les mutilations et qui est toujours en vigueur à ce jour.
Son travail de pionnière a abouti à une campagne menée par l'Afrique intitulée « The Girl Generation », qui s'est engagée à mettre fin aux MGF en une génération. Efua a montré comment une seule personne peut devenir la voix unificatrice d'un mouvement : « Une identité partagée peut aider à rassembler des activistes d'horizons différents dans un but commun ». Ces mots, emplis de sagesse, sont plus pertinents que jamais.
Snippet AWID Forum Location Announcement Title (FR)
La date et le lieu du Forum de l’AWID ont été annoncés!
« Ce n’était pas une personne. C’était une puissance », compagnes et compagnons de lutte se souvenant de Navleen Kumar
Née le 15 octobre 1948, Navleen Kumar était une fervente militante pour la défense des droits fonciers et de la justice sociale en Inde.
Avec implication et intégrité, elle a œuvré pendant plus d’une décennie à la protection et la restitution des terres aux populations autochtones (les adivasi) dans le district de Thane, une région confisquée sous le régime de la force et de l’intimidation par les promoteurs immobiliers et fonciers. Elle a combattu cette injustice et ces crimes en menant des procédures juridiques au niveau de différents tribunaux, réalisant que la manipulation des registres fonciers était une opération courante dans la plupart des acquisitions de terres. Dans l’un de ces cas, celui des Wartha (une famille tribale), Navleen a entre autres découvert que la famille avait été dupée avec la complicité de fonctionnaires du gouvernement.
Grâce à son travail, elle a aidé les Wartha à récupérer leurs terres, de même que continué à défendre plusieurs affaires de transferts de terres d’adivasi.
« Son rapport sur l’impact de l’aliénation des terres sur les femmes et les enfants adivasi retrace l’histoire et les complexités de l’aliénation tribale depuis les années 1970, alors que les familles de la classe moyenne ont commencé à venir vivre dans les banlieues éloignées de Mumbai, suite à la hausse des prix de l’immobilier dans la ville.
Les complexes immobiliers se sont multipliés dans ces banlieues, et les tribus analphabètes en ont payé le prix. Les meilleures terres le long de la voie de chemin de fer valaient cher et les constructeurs se sont jetés dessus comme des vautours, pour arracher les terres des tribus et autres résidents locaux par des moyens illégaux », Jaya Menon, Justice and Peace Commission.
Au cours de ses actions militantes, Navleen a reçu de nombreuses menaces et survécu à plusieurs tentatives d’assassinat. Malgré tout, elle a continué son travail sur ce qui était non seulement important à ses yeux mais qui contribuait à transformer les vies et les réalités de tant de personnes qu’elle soutenait dans sa lutte pour la justice sociale.
Navleen a été poignardée à mort dans son immeuble le 19 juin 2002. Deux gangsters locaux ont été arrêtés pour son meurtre.
Faut-il être membre de l'AWID pour participer au Forum ?
Non, il n'est pas nécessaire d'être membre de l'AWID pour y participer, mais les membres de l'AWID bénéficient d'une réduction sur les frais d'inscription ainsi que d'un certain nombre d'autres avantages.
Diana Isabel Hernández Juárez était une enseignante, défenseure des droits humains et activiste pour l’environnement et les communautés guatémaltèque. Elle coordonnait le programme environnemental de la paroisse de Nuestra Señora de Guadalupe, sur la côte sud du Guatemala.
Diana a dévoué sa vie à co-créer des actions de sensibilisation à l’environnement, en étroite collaboration avec les communautés locales, dans le but de résoudre les problèmes environnementaux et protéger les ressources naturelles. Elle a été à l’initiative de projets de pépinières forestières, de fermes municipales, de jardins familiaux et de campagnes de nettoyage. Active dans les programmes de reboisement, elle s’est efforçée de récupérer des espèces locales et de remédier aux pénuries d’eau dans plus de 32 communautés rurales.
Le 7 septembre 2019, Diana a été assassinée par balle par deux hommes armés inconnus alors qu’elle participait à une procession dans sa localité. Diana n’avait que 35 ans au moment de son décès.
CFA 2023 - Intro - FR
« Ma mission dans la vie n'est pas simplement de survivre, mais de prospérer; et de le faire avec un peu de passion, un peu de compassion, un peu d'humour et un peu de style. »
Bienvenue au 15e Forum international de l'AWID!
Le Forum international de l'AWID est à la fois un événement communautaire mondial et un espace de transformation personnelle radicale. Unique en son genre, le Forum rassemble les mouvements féministes, de défense des droits des femmes, de justice de genre, LBTQI+ et leurs allié.e.s dans toute leur diversité et leur humanité, afin qu'elles.ils se connectent, se soignent et s'épanouissent. Le Forum est un lieu où les féministes du Sud et les communautés historiquement marginalisées occupent le devant de la scène, élaborant des stratégies entre elles et avec les mouvements de justice sociale, afin de modifier le pouvoir, de créer des alliances stratégiques et d'ouvrir la voie à un monde différent et meilleur.
Lorsque les gens se rassemblent à l'échelle mondiale, en tant qu'individus et en tant que mouvements, nous générons une force considérable. Rejoignez-nous à Bangkok, en Thaïlande, en 2024. Venez danser, chanter, rêver et vous élever avec nous.
Quand : du 2 au 5 décembre 2024 Où : Bangkok, Thaïlande; et en ligne Qui : Environ 2 500 féministes du monde entier participant en personne, et 3 000 participant virtuellement
Mirna Teresa Suazo Martínez faisait partie de la communauté garifuna (afro-descendante et autochtone) Masca et vivait sur la côte nord des Caraïbes du Honduras. Elle était leader de sa communauté et fervente défenseure du territoire autochtone, une terre qui a été violée le jour où l'Institut national agraire du Honduras a accordé des licences territoriales à des personnes extérieures à la communauté.
Ce fait déplorable a été à l'origine de harcèlements, d'abus et de violences répétés contre Masca, où les intérêts économiques de différents groupes se sont heurtés à ceux des forces armées et des autorités honduriennes. Selon l'Organisation fraternelle noire du Honduras (OFRANEH), la stratégie de ces groupes consiste à expulser et exterminer la population autochtone.
« Masca, la communauté garifuna située près de la vallée du Cuyamel, se trouve dans la zone d’influence de l’une des villes présumées modèles, une situation qui a déclenché des pressions territoriales le long de la côte garifuna. » - OFRANEH, 8 septembre 2019
Mirna Teresa, présidente du conseil d'administration de la communauté de Masca à Omoa, avait elle aussi fermement rejeté la construction de deux centrales hydroélectriques sur la rivière Masca, qui porte le même nom que sa communauté.
« La communauté garífuna attribue l'aggravation de la situation dans leur région à son opposition à l'exploitation touristique, à la monoculture de palmiers africains et au trafic de drogue, tandis qu'elle cherche parallèlement à construire une vie alternative au travers de la culture de la noix de coco et d'autres produits d'autoconsommation ». - Voces Feministas, 10 septembre 2019
Mirna Teresa a été assassinée le 8 septembre 2019 dans son restaurant « Champa los Gemelos ».
Elle est l'une des six femmes défenseures garifunas à avoir été assassinées rien qu'entre septembre et octobre 2019. Selon l'OFRANEH, les autorités n'ont pas mené d'enquête sur ces crimes.
« En ce qui concerne les communautés garífuna, une grande partie des homicides sont liés au régime foncier et à la gestion des terres. Cependant, les querelles entre les organisations criminelles ont abouti à des meurtres, à l’instar de ceux ayant eu lieu récemment à Santa Rosa de Aguán ». - OFRANEH, 8 septembre 2019
Pour nous faire part de l’expérience vécue du financement de votre organisation.
Qui devrait participer à cette enquête?
Les groupes, organisations et mouvements qui travaillent spécifiquement, ou principalement, à la défense des droits des femmes et des filles, pour la justice de genre, pour la défense des droits des personnes LBTQI+ et des allié·es dans toutes les régions et à tous les niveaux, que ces structures soient récentes ou non.
Notre groupe n’a pas reçu de financement externe entre 2021 et 2023. Pouvons-nous quand même participer à l’enquête?
Oui, nous voulons connaître votre situation, que vous ayez reçu du financement pendant une, deux ou les trois années de la période 2021–2023.
Membership why page - Paz Romero
Cette communauté est un endroit de connexions, où l’on comprend nos combats individuels comme faisant partie de luttes mondiales, et où l’on peut même parfois danser ! Il n’existe aucun endroit de la sorte en ligne, où être en contact avec des activistes de terrain, qui viennent du monde entier, et forger de la solidarité et de la sororité..- Paz Romero, Argentina
Snippet - Resources to rally - FR
Ressources à mobiliser en vue de la CSW69
Snippet - COP30 - Resisting Ecofascisms - FR
Résister aux éco-fascismes : un dialogue inter-mouvements à la COP30
Comment les mouvements résistent aux agendas fascistes en lien avec le changement climatique.
📅 Mardi 11 novembre 2025 📍 Beira Rio Hôtel, Belém, Pará
Snippet - COP30 - Mutual Aid and Community Care - FR
Exclusivité membres d’AWID : atelier créatif sur l’entraide et le soin de la communauté
Les membres de l’AWID exploreront et feront une évaluation critique du rôle que l’entraide peut jouer pour financer et apporter des ressources aux mouvements, en se livrant à un collage collectif.
📅 Mercredi 12 novembre 2025
📍 Espace COP Populaire
Pendant Women Deliver, des Movement Hubs aux Fidji et en Géorgie conçoivent leurs propres programmes, ancrés dans leurs communautés, afin de se connecter virtuellement à la Conférence Women Deliver. En savoir plus sur leur programme !
Cela vous intéresse d’accueillir des Movement Hubs pour d’autres événements mondiaux de mouvements et des espaces de dialogue politique ? Contactez l’équipe Adhésions de l’AWID : membership @ awid.org
L’hommage se présente sous forme d’une exposition de portraits d’activistes du monde entier qui ne sont plus parmi nous qui ont lutté pour les droits des femmes et la justice sociale.
En 2020, nous adoptons une démarche légèrement différente
Cette année, tout en continuant à convoquer la mémoire de celleux qui ne sont plus parmi nous, nous souhaitons célébrer leur héritage et souligner les manières par lesquelles leur travail continue à avoir un impact sur nos réalités vécues aujourd’hui.
49 nouveaux portraits de féministes et de défenseur·e·s viennent compléter la gallerie. Bien que de nombreuses des personnes que nous honorons dans cet hommage sont décédé·e·s du fait de leur âge ou de la maladie, beaucoup trop d’entre iels ont été tué·e·s à cause de leur travail et de qui iels étaient.
Les histoires des activistes à l'honneur dans cet Hommage font vivre leur héritage et continuent d'inspirer le travail et l’action de nos mouvements.
Les portraits de l'édition 2020 ont été illustrés par Louisa Bertman, artiste et animatrice qui a reçu plusieurs prix.
L’AWID tient à remercier nos membres, les familles, les organisations et les partenaires qui ont contribué à cette commémoration. Nous nous engageons auprès d’elleux à poursuivre le travail remarquable de ces féministes et défenseur·e·s et nous ne ménagerons aucun effort pour que justice soit faite dans les cas qui demeurent impunis.
« Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines » - Proverbe mexicain
L'Hommage a été inauguré en 2012
Le premier hommage aux défenseur-e-s des droits humains a pris la forme d’une exposition de portraits et de biographies de féministes et d’activistes disparu·e·s lors du 12e Forum international de l’AWID en Turquie. Il se présente maintenant comme une gallerie en ligne, mise à jour chaque année.
Depuis, 467 féministes et défenseur-e-s des droits humains ont été mis·es à l'honneur.
«No dejen de pelear porque la lucha no ha terminado: recién empieza.» – Marianna Karakoulaki
Desde el verano (boreal) de 2015, Idomenei, un pueblo ubicado en la frontera entre Grecia y Macedonia, albergó el campamento no oficial de personas refugiadas más grande de Grecia. A fines de mayo de 2016, las autoridades lo cerraron. Desde hace ya un año, Marianna Karakoulaki, una joven originaria de otra ciudad pequeña pero en el noroeste del país, ha venido cubriendo la crisis de las personas refugiadas en Idomenei como periodista independiente.
Con colegas tras la policía en una protesta en Thessaloniki, Grecia
Marianna también ha cubierto protestas y levantamientos sociales, en particular desde Thessaloniki donde vivió durante los últimos años. Es corresponsal de varios medios como Deutsche Welle (DW), IRIN News, y Middle East Eye. Además, produce informes para la televisión y recientemente intervino en una producción de Channel 4 News: Macedonia: tracking down the refugee kidnap gangs [En la pista de las bandas que secuestran refugiadxs en Macedonia; en inglés] que obtuvo varios premios, entre ellos el de cobertura noticiosa del año en televisión otorgado por la Asociación de Prensa Extranjera en Londres.
Feminismo, un hilo conductor rojo
«Me defino como feminista, absolutamente y sin ninguna duda. Es parte de mi identidad, al igual que ser atea y de izquierda.» – Marianna Karakoulaki
El feminismo ha sido un hilo conductor rojo que recorre todas las experiencias, la formación y el desempeño laboral de Marianna a lo largo de su vida. Considera que: «desde siempre me he identificado con el feminismo, sin saber qué era», ya en su adolescencia y durante sus estudios de Maestría en Seguridad Internacional en la Universidad de Birmingham, Reino Unido. Marianna hizo frente a crisis depresivas esporádicas y además de estudiar los movimientos y las luchas por la igualdad, el feminismo la ha inspirado y le ha aportado un nuevo enfoque «prácticamente sobre todas las cosas».
«El feminismo cambió por completo mis prioridades académicas, mi ideología política y mi enfoque sobre la vida en general. Por eso siempre llevo puesto un colgante con el puño feminista.» - Marianna Karakoulaki
Durante una protesta en la frontera entre Grecia y Macedonia cerca de la recientemente construida barrera fronteriza macedonia
En su trabajo, Marianna intenta abordar temáticas feministas para hacer que se escuchen las voces de los márgenes sobre todo en Grecia «ya que los temas de género son ignorados o no se los cubre como se debería».
Pero aunque lleva más de un año informando sobre la crisis de las personas refugiadas ha tratado, en forma deliberada, de evitar escribir sobre las mujeres refugiadas.
«La razón principal es que no quiero entrometerme en las vidas de las mujeres refugiadas solo para obtener una buena nota; escuché algunas historias dignas de ser publicadas, pero nunca sentí que fuera apropiado hacerlo porque son personas en una posición de vulnerabilidad. Es necesario que se escuchen sus voces pero hay un momento adecuado para hacerlo y para mí ese momento será cuando por fin lleguen a un espacio seguro donde estén protegidas.» - Marianna Karakoulaki
Un poco más acerca de Marianna
En su trabajo académico actual, es una de las directoras y editoras de E- International Relations [Relaciones internacionales electrónicas; E-IR], una publicación académica en línea para la que está editando un libro sobre migraciones en el siglo XXI que se publicará este año. Marianna también ha dictado varios talleres en Grecia sobre igualdad de género, otras temáticas de género y la diversidad de los feminismos. Escribió artículos académicos y periodísticos sobre el derecho al aborto en Estados Unidos así como sobre temáticas feministas y de mujeres en Medio Oriente.
Marianna se afilió a AWID porque:
«...es una organización cuyas áreas prioritarias son muy afines a mi ideología y a lo que yo priorizo. También porque le da voz a quienes viven en zonas del mundo desde las que no pueden ser escuchadas, y eso me gusta.»
En respuesta a la pregunta sobre qué cambios le gustaría ver en su vida, Marianna afirmó:
«Si tuviera que elegir un cambio que quiero ver en mi vida, sería una igualdad producto de un enfoque ‘desde abajo hacia arriba’. Eso llevará tiempo, esfuerzo y dedicación, así como una revisión de las tácticas y la estrategia de los movimientos. También tengo el sueño utópico de un mundo sin naciones ni fronteras, cuya base sea la organización autónoma, pero eso es bastante imposible.»
« Ne cessez jamais de vous battre parce que la lutte n’est pas finie ; elle vient juste de commencer. » – Marianna Karakoulaki
Depuis l’été 2005, Idomeni, un village situé à la frontière gréco-macédonienne, est progressivement devenu le plus vaste camp officieux de réfugié-e-s de Grèce. À la fin du mois de mai, ce camp a été fermé par les autorités. Et depuis maintenant un an, Marianna Karakoulaki, une jeune journaliste indépendante originaire d’une petite ville du nord-ouest du pays, couvre les événements qui se produisent dans ce village.
Accompagnée par des collègues derrière la police anti-émeute grecque durant une manifestation à Thessalonique
Marianna a aussi couvert les manifestations et les émeutes qui se sont déroulées principalement à Thessalonique, la ville où elle vit depuis quelques années. Outre le travail qu’elle effectue pour différents médias, dont Deutsche Welle (DW), IRIN News et the Middle East Eye, elle réalise également des reportages pour la télévision. Elle a récemment co-réalisé un reportage d’actualité, Macedonia: Tracking down the refugee kidnap gangs (Macédoine : sur la trace des gangs qui kidnappent les réfugiés, en anglais), qui a remporté plusieurs prix dont celui du meilleur reportage d’actualité pour la télévision décerné par l’Association de la presse étrangère à Londres.
Le féminisme, un fil rouge
« Je me sens absolument féministe, sans aucune réserve. Mon féminisme fait partie de mon identité, tout comme mon athéisme et mes convictions politiques de gauche. » – Marianna Karakoulaki
Le féminisme a été le fil rouge de la vie, de l’éducation et du travail de Marianna. Elle a l’impression « de s’être toujours sentie féministe, même quand elle ne savait pas encore vraiment ce que ce mot signifiait », et ce depuis son adolescence et tout au long de ses études de master en sécurité internationale à l’université de Birmingham, au Royaume-Uni. Pendant les épisodes dépressifs occasionnels qu’elle a connu et pendant toutes ses années d’études des mouvements et de la lutte pour l’égalité, le féminisme l’a inspirée et lui a permis d’adopter une nouvelle approche « d’à peu près tout ».
« Il [le féminisme] a entièrement changé mon orientation académique, mon idéologie politique et mon approche de la vie au sens large. C’est la raison pour laquelle je porte toujours autour du cou le poing féministe. » - Marianna Karakoulaki
Pendant une manifestation à la frontière greco-macédonienne à côté d’une clôture macédonienne nouvellement construite
Dans le cadre de son travail, Marianna tente de se consacrer aux questions féministes en donnant la possibilité à celles qui sont reléguées à la marge de s’exprimer, notamment en Grèce où « les questions relatives au genre sont soit ignorées soit insuffisamment prises en charge ».
Elle travaille depuis un an sur la crise des réfugié-e-s, mais elle a délibérément évité d’écrire un article sur les femmes réfugiées.
« J’ai pris cette décision tout d’abord parce que je ne voulais pas faire intrusion dans la vie de ces femmes dans le simple but de dénicher une bonne histoire. J’ai entendu des récits qui auraient méritées d’être publiées mais, sans vraiment savoir pourquoi, je ne me suis jamais sentie autorisée à raconter la vie de ces personnes dans telle situation de vulnérabilité. Il faut que leurs voix soient entendues, mais il y a un bon moment pour le faire, et je pense qu’il faut attendre qu’elles atteignent enfin un espace sûr dans laquelle leur protection est assurée. » - Marianna Karakoulaki
Quelques informations complémentaires sur Marianna
Dans le cadre académique, elle est membre de l’équipe de direction et de rédaction de E- International Relations (E-IR), un site académique pour lequel elle dirige la publication d’un livre sur les migrations au XXIe siècle, à paraître fin 2016. Marianna a également dispensé des cours lors de différents ateliers organisés en Grèce sur l’égalité de genre, les questions de genre et la diversité des féminismes. Elle a également écrit des articles sur le droit à l’avortement notamment aux États-Unis mais aussi sur les questions féministes ou relatives aux femmes dans le Moyen-Orient.
Marianna explique comme suit sa décision de devenir membre de l’AWID :
« Je suis devenue membre de l’AWID parce qu’il s’agit d’une organisation dont les domaines d’action prioritaires sont très proches de mon idéologie et de mes préoccupations et qui donne la parole aux personnes du monde entier que l’on entend jamais, et j’aime beaucoup cela. »
À la question « quel changement aimeriez-vous voir se matérialiser de votre vivant ? », Marianna apporté cette réponse :
« Si je devais choisir un changement que j’aimerais voir survenir de mon vivant, ce serait l’instauration d’une égalité issue d’une approche venue de la base ; cela demandera du temps, des efforts et du dévouement. Cela exigera également une refonte des tactiques et stratégies des mouvements. Je fais aussi le rêve utopique d’un monde sans nations ni frontières fondé sur l’auto-organisation, mais je crains que cela ne soit pas possible. »
Pour en savoir plus sur Marianna, n’hésitez pas à consulter son site internet (en anglais)
“Don’t give up fighting because the struggle is not over; it has just begun”. – Marianna Karakoulaki
Since the summer of 2015, Idomeni, a village at the Greek-Macedonian border, has increasingly turned into a site of the largest unofficial refugee camp in Greece. At the end of May it was shut down by authorities. For a year now, Marianna Karakoulaki, a young woman originally from a small town in the north-western part of the country has been covering the refugee crisis in Idomeni as a freelance journalist.
With colleagues behind Greek riot police during a protest in Thessaloniki, Greece
Marianna has also been covering social protests and riots, mostly from Thessaloniki where she has been living for the past couple of years. Reporting for several media outlets, including Deutsche Welle (DW), IRIN News, and the Middle East Eye, she additionally produces TV reports, recently being part of a Channel 4 News production: Macedonia: tracking down the refugee kidnap gangs which has won several awards including ‘TV News Story of the Year’ from Foreign Press Association in London.
Feminism, a red thread
“I absolutely and without any doubt identify as a feminist, it’s part of my identity along with being an atheist and a leftist.” – Marianna Karakoulaki
Throughout Marianna’s experiences, education and work, feminism has been a red thread throughout her life. She feels she has “always identified with feminism, without actually knowing what it was”, from her teen years and all through her Master’s degree studies in International Security at the University of Birmingham, United Kingdom. Marianna has countered occasional bouts of depression, and alongside studying about movements and the struggle for equality, feminism has inspired and given her a new approach to “pretty much everything”.
“It [feminism] entirely changed my academic focus, political ideology, and general approach to life. That is the reason I always wear a necklace with the feminist fist.” - Marianna Karakoulaki
During a protest at the Greek-Macedonian border next to the newly built Macedonian fence
In her work, Marianna tries to focus on feminist subjects aiming to give voice to those on the margins especially in Greece seeing “gender related issues are either ignored or not covered as they should be.”
But even though she has been reporting about the refugee crisis for the past year, she has been, as she tells us, deliberately avoiding writing a story on refugee women.
“The main reason for that is that I don’t really want to intrude in refugee women’s lives just for the sake of a good story; I have heard some stories that would have been worth publishing, but for a reason it never felt right as these people are in a vulnerable position. Their voice needs to be heard but there is the right moment for that and for me this is when they finally reach a safe space where they are protected.” - Marianna Karakoulaki
A bit more about Marianna
In her current academic work, she is one of the directors and editors of E- International Relations (E-IR), an online academic publication, where she is currently editing a book on migration in the 21st century due to be published in late 2016. Marianna has also taught at several workshops in Greece on gender equality, gender issues, and the diversity of feminisms and has written papers and articles on abortion rights specifically in the United States of America, as well as about feminist and women’s issues in the Middle East.
Marianna joined AWID as a member because:
“I joined AWID as it’s an organization where its priority areas are very close to my ideology and focus, plus it is giving a voice to those in parts of the world that cannot be heard, and I like that.”
And in answer to the question “what change would you like to see in your lifetime?” Marianna responded:
“If I had to choose a change that I’d like to see in my lifetime, that would be equality that will come from a bottoms-up approach; that will demand time, effort, and devotion. It will also demand a re-approach of the movements’ tactics and strategy. I also have a utopian dream of a world without nations and borders based on self-organisation, but that is rather impossible.”
Notre hommage en ligne met à l’honneur cinq défenseuses des droits humains assassinées au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Ces défenseuses étaient avocates ou militantes et ont œuvré pour les droits des femmes ou pour les droits civils. Leur mort met en évidence les conditions de travail souvent difficiles et dangereuses dans leurs pays respectifs. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour commémorer la vie, le travail et l’activisme de ces femmes. Faites circuler ces mèmes auprès de vos collègues et amis ainsi que dans vos réseaux et twittez en utilisant les hashtags #WHRDTribute et #16Jours.
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